Fixer ton tarif journalier freelance comme profil technique
Pas ton ancien salaire plus une marge, mais un calcul qui tient. La méthode pour arriver à un tarif défendable.
L'erreur classique du débutant avec les tarifs freelance : diviser son ancien brut par vingt jours ouvrés et ajouter un peu. Ce tarif semble élevé mais se révèle trop bas après un an, car il oublie tout ce qui doit en sortir. La bonne méthode calcule à rebours.
Étape 1 : pars de ce que tu veux garder
Pars du revenu net mensuel dont tu as besoin, et ajoute tes nouveaux coûts : cotisations sociales, assurances, comptable, pension, matériel et transport. N'oublie pas le coût de remplacement de ce que payait ton employeur : la voiture, l'assurance groupe, l'hospitalisation. Tu obtiens ainsi ce que ton activité doit rapporter par an.
Étape 2 : divise par des jours réalistes
Une année ne compte pas 260 jours facturables. Retire congés, jours fériés, maladie, formation, administration et creux entre missions, et tu atterris sur un nombre nettement plus bas. Divise ton montant annuel par ce chiffre et tu as ton tarif plancher : celui sous lequel le freelance t'appauvrit par rapport au salariat.
Étape 3 : positionne-toi au-dessus du plancher
Le marché décide du reste. Les spécialisations rares, l'expérience de mise en service et la mobilité poussent les tarifs vers le haut ; les missions longues et confortables près de chez toi justifient une marge en dessous. Renseigne-toi dans ton domaine, et reteste ton tarif à chaque mission, car le marché bouge.
Une chose ne change jamais : les clients ne paient pas un tarif parce que tes coûts sont élevés, mais parce que tu résous un problème qui leur coûte plus que ta facture. Défends donc ton tarif avec ce que tu apportes. Et si tu doutes de ce que paie le marché pour ton profil aujourd'hui ? Demande-nous ; nous voyons les tarifs des deux côtés.
Questions fréquentes
Dois-je pratiquer des tarifs différents selon le client ?
Un tarif de base avec des écarts raisonnés fonctionne le mieux : un peu au-dessus pour les missions courtes ou urgentes et les longs déplacements, éventuellement un peu en dessous pour les missions longues et sûres. Les écarts arbitraires finissent par se savoir et nuisent à ta position de négociation.
Quand augmenter mon tarif ?
Les moments naturels sont le début d'une nouvelle mission et le renouvellement annuel d'une mission en cours. Annonce-le à temps et justifie-le par ce que tu maîtrises en plus. Si ton agenda est plein des mois d'avance et que tu refuses des missions, c'est le signal le plus clair que tu es trop bon marché.
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