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Fixer ton tarif journalier freelance comme profil technique

Pas ton ancien salaire plus une marge, mais un calcul qui tient. La méthode pour arriver à un tarif défendable.

Par l'équipe AltusConnect · Publié le 17 juin 2026 · 2 min de lecture

L'erreur classique du débutant pour les tarifs freelance : diviser son ancien brut par vingt jours ouvrés et ajouter un peu par-dessus. Ce tarif paraît élevé mais s'avère trop bas après un an, parce qu'il oublie tout ce qui doit en sortir. La bonne méthode calcule à rebours.

Étape 1 : pars de ce que tu veux garder

Pars du revenu mensuel net dont tu as besoin, et ajoutes-y tes nouveaux coûts : cotisations sociales (compte environ un cinquième de ton revenu), assurances, comptable, pension, matériel et transport. N'oublie pas le coût de remplacement de ce que payait ton employeur : la voiture, l'assurance groupe, l'hospitalisation, les congés payés. Tu obtiens ainsi ce que ton activité doit rapporter par an, et ce montant est presque toujours plus élevé que ce qu'attendent les nouveaux freelances.

Étape 2 : divise par des jours réalistes

Une année ne compte pas 260 jours facturables. Retire congés, jours fériés, maladie, formation, administration et creux entre missions, et tu atterris plutôt à 180-210. Divise ton montant annuel par cela et tu as ton tarif plancher : le montant sous lequel le freelance t'appauvrit par rapport au salariat. Note ce chiffre et retiens-le ; dans chaque négociation, c'est la ligne sous laquelle tu ne descends pas.

Étape 3 : positionne-toi au-dessus de ton plancher

Le marché décide du reste. Spécialisations rares, expérience de mise en service et disponibilité pour voyager poussent les tarifs vers le haut ; les missions longues et confortables près de chez toi justifient un peu de marge en dessous. Renseigne-toi dans ton domaine, regarde ce que demandent les missions plutôt que ce que des collègues prétendent gagner, et reteste ton tarif à chaque nouvelle mission, car le marché bouge.

Les pièges tarifaires classiques

Trois erreurs reviennent toujours. Rester trop longtemps à son tarif de départ : qui vaut démontrablement plus après un an peut le demander, surtout pour une nouvelle mission. Tout accepter pour éviter un creux : une longue mission trop bon marché pèse plus sur ta moyenne annuelle que deux semaines de creux. Et accorder une remise sans contrepartie : un tarif plus bas se défend, mais alors pour une durée plus longue, des jours garantis ou un délai de paiement plus court.

Une chose ne change jamais : les clients ne paient pas un tarif parce que tes coûts sont élevés, mais parce que tu résous un problème qui leur coûte plus que ta facture. Défends donc ton tarif avec ce que tu apportes. Tu doutes de ce que paie le marché aujourd'hui pour ton profil ? Demande-nous ; nous voyons les tarifs des deux côtés.

Questions fréquentes

Quel est un tarif journalier courant pour les freelances techniques en Belgique ?

L'éventail est large : d'environ 400 euros pour les profils débutants à 800 euros et plus pour les spécialistes rares en automatisation, mise en service ou gestion de projet. Plus important que la moyenne : ton segment. Demande-nous ce que paient les donneurs d'ordre aujourd'hui pour ton profil précis.

J'augmente mon tarif pendant une mission en cours ou seulement à une nouvelle ?

Le moment naturel est une prolongation de contrat ou une nouvelle mission ; augmenter en plein contrat passe mal. Annonce-le à temps lors d'une prolongation, étaye-le avec ce que tu as apporté en plus, et garde un pas raisonnable. Qui s'ajuste chaque année au marché n'a jamais à justifier un grand rattrapage.

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